~ Interview de Laura Stevens, photographe ~

~ Interview de Laura Stevens, photographe ~

Quand j’ai vu le travail de Laura pour la première fois, j’ai pris une baffe. Ses photos m’ont fascinée à la fois par leur esthétisme (le magnifique travail sur la lumière) et par l’émotion qui s’en dégageait.

Je lui ai proposé de se prêter au jeu de l’interview (pas facile pour quelqu’un qui s’exprime plus volontiers par l’image que par les mots). C’est un honneur pour moi de vous faire découvrir cette photographe d’origine anglaise récemment installée à Paris et bourrée de talent !

 Bonjour Laura,

Merci beaucoup d’avoir accepté cette interview et de nous faire partager ton univers.
 

Parle-nous un peu de ton parcours.

Depuis combien de temps exerces-tu ce métier ? Qu’est-ce qui t’a décidé à te lancer ?
J’ai d’abord été graphiste et ai également exercé d’autres métiers créatifs. En 2004, je me suis réorientée vers la photo en faisant un master de photographie à Brighton. Pour moi, la photo est un moyen d’expression privilégié. C’est aussi un métier qui permet de découvrir les gens, de parler de l’humain, mais également d’en apprendre plus sur soi-même.

 Pourquoi être venue à Paris ?
C’est une ville qui m’a toujours fait rêver et fascinée mais je ne pensais pas réellement pouvoir un jour m’y installer.

Et finalement, j’ai eu l’opportunité d’y aller avec mon ami. Paris m’attirait pour son côté culturel, pour son mode de vie, sa beauté, son âme. C’est la plus belle ville du monde.

Un typique bistrot parisien où s’est déroulée l’interview

As-tu rencontré des difficultés en arrivant ici ? As-tu été déçue par rapport à l’image que tu pouvais te faire de Paris ?
Je pense que je n’ai pas été déçue par la ville elle-même. En revanche, je ne pensais pas que cela prendrait tant de temps de s’adapter, d’apprendre la langue, de trouver du travail, de faire toutes les démarches administratives… En tout cas, je n’ai aucun regret d’être ici.

La femme semble prendre une place prépondérante dans ton œuvre ? Quelles sont tes sources d’inspiration ? Quelle vision de la femme souhaites-tu donner ? Par exemple sur la série « A woman’s realm » ?
C’est vrai que beaucoup de mes travaux tournent autour de la femme. Je pense que cela répond aussi à mes propres interrogations.

Pour cette série, j’ai photographié des femmes chez elles (je ne travaille pas avec des modèles professionnels).

Cette série parle de la femme, de sa relation avec son corps, son environnement, le regard des autres et son propre regard sur elle-même. Elle se veut aussi une série intimiste car j’ai beaucoup joué avec les objets du quotidien de ces femmes.

J’ai aussi recherché une image de la femme qui s’accepte, qui ne cherche pas à répondre aux canons de la beauté ou à l’image que les autres ou les médias souhaiteraient donner voire imposer.

 

A qui s’adresse ton œuvre ?
Je ne cherche pas à communiquer vers un public en particulier, même si je pense que mon travail va parler plutôt à des femmes qui s’intéresseront à ces thèmes dans lesquels elles pourront s’identifier. En fait cela peut vraiment s’adresser à tout le monde.

Ta dernière série « Us Alone » met en scène différents couples chez eux. Que peux-tu nous dire sur ce travail ? Quel message souhaites-tu faire passer ?
Quand je suis arrivée à Paris avec mon ami, c’était la première fois que je vivais avec quelqu’un. Je m’interrogeais sur le passage de la vie indépendante à la vie à deux. Je pense que j’ai cherché à savoir comment d’autres couples vivaient cela. J’ai voulu montrer une autre facette du couple différente de l’image romantique où tout est idéal. Quels sont les scènes cachées, les moments de tension, d’ennui ? Mes images parlent des difficultés autour de la communication et de la cohabitation.

C’est aussi sans doute un moyen de transcrire mes émotions, mes doutes, la peur de l’engagement…

 

Quelles sont tes prochaines expositions ? Où peut-on voir ton travail ?
Mon site web est : http://www.laurastevens.co.uk/
Sinon, une prochaine expo est prévue en août en Lettonie. Ce sera la série « Us alone ».
Je prépare une expo à Paris pour 2013

Décris-nous une journée typique de photographe ?
En fait, ça change tous les jours, aucune journée ne ressemble à une autre. J’essaie toutefois d’avoir des horaires, j’ai un atelier où je travaille. C’est la que je fais le montage, le travail sur les images, les recherches, le traitement, etc.

Ensuite, je shoote plutôt en soirée. J’essaie de respecter des horaires mais dans les faits, je peux être assez souple selon mes travaux en cours.

J’ai parfois des travaux de commissions qui peuvent perturber le planning établi donc je dois beaucoup m’adapter. Cela demande une bonne organisation mais j’aime cette diversité entre les projets personnels et les commandes. C’est important de faire des choses variées pour développer ses idées. Il ne faut pas non plus négliger le côté contact, les concours, la communication, les expos ou publications, c’est aussi très important et nécessaire pour pouvoir montrer son travail le plus possible.

Suis-tu la mode ? Travailles-tu dans ce domaine ?
Pas actuellement même si ce milieu m’intéresse et que j’aimerais travailler avec des stylistes, des mannequins, coiffeuses, maquilleuses pour créer un univers, quelque chose de plus « fashion ».

Travailles-tu en studio ? Sur des univers créés de toutes pièces ?
Pour le moment, je travaille rarement en studio mais plutôt chez les gens et j’aime ça. Je suis toujours surprise, les scènes sont souvent intéressantes dans les appartements des gens qui sont de vrais décors finalement.

Encore plus peut-être à Paris car les appartements ont une âme, un charme qu’on ne retrouve pas ailleurs. J’accorde aussi une place très importante aux objets car ils racontent une histoire sur les gens, ils participent à ce que je raconte sur les personnes que je rencontre. J’arrange la scène avec leurs objets, leurs vêtements.

Comment trouves-tu les gens que tu photographies ?
Ce sont le plus souvent des amis, amis d’amis, ou des gens croisés par hasard et qui acceptent de se prêter au jeu !

Peux-tu nous donner quelques-uns de tes produits beauté préférés ?
J’aime bien la marque MAC pour le maquillage, Dr Hauschka pour les crèmes.
Je dois cependant avouer que je n’ai pas forcément de produits phares ou préférés, j’aime ça mais je n’ai pas forcément le temps de m’y intéresser.
De plus, je ne suis pas attaché au fait d’acheter des produits de marque

Où aimes-tu faire du shopping ?
A Paris, j’aime flâner et regarder les belles vitrines. Sinon, j’aime aller dans les friperies de Montmartre, dans les marchés, les vides greniers. En Angleterre, je vais chez Topshop, Zara, H&M. Je mélange facilement le vintage et le « high street » (NB : terme que je ne connaissais pas pour désigner les grandes enseignes).

Lis-tu des blogs ? Quelques noms à citer ?
Je lis les blogs photos mais on peut y passer un temps fou alors j’utilise beaucoup Twitter pour découvrir des articles intéressants ou suivre des personnes en particulier. Quelques exemples :
@jmcolberg @flakphoto @LBMbooks @featureshoot @seymourPrjcts @jonathas

 Pour finir, peux-tu partager avec nous :Un bon plan resto ou de bonnes adresses sur Paris ?
J’aime beaucoup mon quartier, le 9e, où l’on trouve d’agréables bars et cafés, des boutiques un peu inhabituelles, avenue Trudaine, rue des martyrs. Je vais à Kooka Boora (62 rue des Martyrs) pour un café (ils sont parfaits !), au Carmen (34 rue Duperré) pour ses cocktails, au Mansart ou au café du commerce pour l’ambiance typiquement parisienne, au restaurant Pantruche (3 rue Victor Massé). J’aime également la quartier autour du canal St Martin ; l’Hôtel du Nord, le Comptoir Général, le Point Ephémère, ainsi que le bar Ourcq en été.

Un groupe que tu écoutes en ce moment ?
Bob Dylan régulièrement. Mais en ce moment, j’écoute Sharon Van Etten, First Aid Kit, Jon Talbot, Jamie Woon, Beirut, Beach House, Grimes.

Travailles-tu en musique ou dans le calme ?
En musique ! Je suis adepte de « Spotify » ou de podcasts pour découvrir ou parfois pour l’inspiration.

Même pendant un shooting, la musique me donne une ambiance, cela aide aussi les gens à poser à être dans une humeur particulière.

Merci encore Laura et à très bientôt !

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
~ Interview de Julie, styliste photo et illustratrice ~

~ Interview de Julie, styliste photo et illustratrice ~

Bonjour Julie,

Merci beaucoup d’avoir accepté cette interview et de nous faire entrer dans ton univers artistique.

Parle-nous un peu de ton parcours.
J’ai suivi des études artistiques et un BTS « Design de Mode ».
Mes débuts de styliste photo se sont faits un peu par hasard. J’ai commencé dans la mode enfantine puis je me suis dirigée vers la mode femme (d’ailleurs, en repartant un peu de zéro car il faut se refaire son réseau). Je garde quand même un pied dans la mode enfantine, car j’aime son atmosphère joyeuse et amusante (même si parfois, contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce sont les parents qui sont les plus compliqués à gérer !!!). Cela fait maintenant 3 ans que je fais ce métier en indépendante.

En quoi consiste ton job de styliste photo ?
Pour un magazine de mode, cela consiste à mettre en scène les vêtements et les tendances dans des séries photos.
Autour d’un thème, qui peut être lancé par le magazine, le photographe ou la styliste, cela dépend des cas, la styliste choisit les vêtements appropriés. Le jour J, il faut s’occuper de mettre en valeur le vêtement, mais aussi un peu de la scénographie de l’image…
C’est un travail d’équipe où chacun (photographe, styliste, maquilleur, coiffeur…) va apporter sa personnalité en servant une histoire. Cet aspect est vraiment important.

Une journée typique, c’est quoi ?
Aucune journée ne se ressemble ! En fait, cela va dépendre de l’étape du projet de shooting. En amont, il y a énormément de travail de contact : il faut appeler les attachés de presse, les marques, prendre des RV pour sélectionner les vêtements. Il faut ensuite créer les looks qui seront photographiés.
Dans la phase shooting, l’équipe se rassemble et c’est « chacun à son poste », tout le monde s’active pour  raconter l’histoire qui se construit. Avec les magazines indépendants, on a souvent plus de latitude dans la créativité. C’est passionnant.
Une fois le projet terminé, il faut s’occuper de renvoyer les vêtements prêtés pour l’occasion, mais aussi d’écrire les légendes pour le magazine.

Peux-tu nous citer des magazines avec qui tu as plus particulièrement aimé bosser ?
J’aime collaborer avec des magazines indépendants comme « Please ! » un magazine bi-annuel sur la mode et la joaillerie (en tant qu’assistante), et « Papier mâché », un magazine de mode enfantine (en tant que styliste).

Lis-tu des blogs de mode ? Qu’y cherches-tu ?
J’en ai parcouru beaucoup, avant de garder une petite sélection à laquelle je suis fidèle.
Ce qui me plaît, c’est découvrir un regard particulier sur la mode, des personnalités derrière des looks. Ou alors, un univers purement esthétique avec une belle sélection d’images.
En revanche je fais l’impasse sur les  blogs orientés uniquement « derniers achats chez Zara, Sandro & co.. . » qui incitent à la consommation plus qu’à la réflexion ou à la créativité.

Tes influences mode ? Tes stylistes préférés ?
Je parlerai d’inspirations plus que d’influences. En ce moment, je m’intéresse à Tsumori Chisato, Manish Arora, Dries Van Noten, Proenza Schouler, Marc By Marc Jacobs…

Ci-dessous : Dries Van Noten vu par Julie

Venons-en à ton travail en tant qu’illustratrice. Quelles sont tes sources d’inspiration ?
La mode m’inspire forcément beaucoup. Je regarde assez peu d’illustrations en elles-mêmes. Je suis plutôt être inspirée par des photos ou des lectures qui vont me donner des envies, des directions.
Sinon, mes illustrations sont assez féminines, sans être pour autant « girly ». J’aime beaucoup les mélanges (couleurs, techniques), les motifs,  l’encre pour son côté sensible, imparfait, et les crayons de couleurs plus récemment.

Quels sont tes prochains projets en illustration ?
Je dessine par plaisir, ce n’est pas mon métier. Ainsi, je participe à des expos, des publications selon les projets qui viennent, souvent en collaboration avec des amis.
A titre d’exemple, j’ai récemment participé à un journal (Le Numéro 1 de Vertébrale) où chaque artiste et/ou écrivain pouvait s’exprimer sur une double page, avec du texte et/ou des images, à sa convenance. On a eu carte blanche, et j’ai vraiment apprécié le challenge.
J’aimerais d’ailleurs aller vers plus de projets de ce type, en particulier liant le texte et l’image.

Ton soin de beauté préféré ? Ou un geste beauté préféré ?
Une touche de couleur sur les ongles.

Es-tu une Fashion Victim ?
Non, je ne me considère pas comme une fashion victim ou une shopping addict.
Travailler dans ce milieu m’a appris à aimer les belles pièces, à prêter attention aux matières, aux détails et aux coupes. J’aime la légèreté de la mode, mais je crois qu’elle doit rester un plaisir, un moyen de s’exprimer, surtout pas devenir une tyrannie.  Au final, trouver son style, ses propres codes, est le plus important.

Pour finir, peux-tu partager avec nous :
Un bon plan resto ou de bonnes adresses sur Paris ?
-un resto thai : Kao Pat, 53 rue de Richelieu, 75001
– la librairie Artazart, 83 Quai Valmy  75010 Paris

Une adresse jeune créateur ?
-Cancan, 30 rue Henry Monnier, 75009. J’aime  beaucoup leur sélection de designers scandinaves.
-French Trotters, 30 rue de Charonne, 75011
-Centre Commercial , 2 Rue de Marseille, 75010
-Simonne et Lisa B (19 rue de Poitou, 75003), une boutique orientée jeunes créateurs et mode éthique qui m’a récemment fait découvrir la pétillante marque Les Filles à Papa.
Sur internet, je jette régulièrement un œil aux sélections du site L’Exception : http://www.lexception.com/fr/

La musique que tu écoutes en ce moment ? Ta play-list ?
Les Fleet Foxes, Florence and The Machines, Keziah Jones, The Album Leaf, Betty Wright, Cat Power, The Gossip, The Kooks, La Roux, Imogen Heap, Massive Attack, Miami Horror, The Local Natives, Sufjan Stevens…

Merci encore Julie et à très bientôt !

On se quitte sur une illustration faite exprès pour le blog et inspirée d’un de mes looks, je porte une robe Mademoiselle Sarong et un collier Clara Jasmine (merci Julie pour ce très beau dessin !!!)

Rendez-vous sur Hellocoton !
~ Interview de Constance, chanteuse du groupe « Une Femme Mariée » + Concours des 6 mois du blog ~

~ Interview de Constance, chanteuse du groupe « Une Femme Mariée » + Concours des 6 mois du blog ~

Constance est une amie chanteuse. J’ai voulu vous faire partager un bout de son jardin secret et de ses tips mode-beauté. Voici la restitution d’une après-midi autour d’un thé et d’un gâteau au chocolat maison (miam !) à papoter musique et frivolités de femmes !

Bonjour Constance,

Merci beaucoup d’avoir accepté cette interview et de nous faire entrer dans ton univers musical.

Parle-nous un peu de ton parcours. Comment en es-tu venue à la musique ?
Je n’ai pas tout de suite pensé à devenir chanteuse même si j’ai commencé la musique toute petite (à partir de 5 ans, j’ai étudié le piano classique). Adolescente, j’ai joué dans plusieurs groupes comme clavier ou choriste. J’ai commencé à écrire et chanter mes propres textes et compositions beaucoup plus tard (autour de la trentaine). Puis, encouragée par différents tremplins, j’ai fini par me lancer réellement dans l’aventure.

As-tu une famille de musiciens ?
Je dirais plutôt de culture musicale car nous sommes tous instrumentistes mais personne n’est musicien de profession.

Depuis combien de temps est-ce que le groupe existe ? D’où vient son nom ?
« Une femme mariée » est un film de Jean-Luc Godard des années 60. Cela fait référence à mes premières amours, le cinéma. Dans une liste de noms de films que j’avais faite, je l’ai choisi pour son côté décalé… et il se retient bien.

Le groupe a été fondé en 2004. Nous avons sorti un EP de 6 titres en 2006, notre 1er album en 2009 et avons à notre actif une centaine de concerts, beaucoup à Paris et depuis un an, plutôt en province (première partie de Thomas Fersen en Auvergne en janvier 2012, Festival Culture au Grand Jour en Limousin en avril prochain…).
Nous sommes quatre, une guitare, une basse et une batterie et moi au chant et piano.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Il y avait beaucoup de chansons d’amour sur le premier album. Sur le second, on verra, j’y travaille… Sinon, l’inspiration, c’est la vie, la littérature, le cinéma. En ce moment, j’essaie de « trouver un langage », je jongle avec les sonorités, les mots, les champs lexicaux. Cela peut aussi venir de faits divers, au final assez rarement d’expériences personnelles (même si l’amour est un thème universel !) mais plutôt d’histoires qu’on me raconte ou de choses totalement imaginaires. En fait, au bout d’un moment, on ne sait plus vraiment dire d’où vient l’idée car le thème est en soi depuis longtemps. Tout sujet est abordable mais il faut trouver l’angle pour en parler.

Une anecdote de concert ? De backstage ?
En 2010, on est parti jouer à Chambord à deux voitures pour la fête de la musique. Une voiture n’est jamais arrivée (2h en retard en fait). On a commencé quand la nuit tombait. C’était le stress… De manière générale, on peut rencontrer pas mal de galères en concert, dans l’organisation, etc. Mais on s’en sort toujours ! Il faut savoir s’adapter, improviser.

Une journée typique de chanteuse, c’est quoi ?
Beaucoup de musique le matin, piano et chant. Beaucoup de com’ l’après-midi (coups de fil, rendez-vous, dossiers à monter), pas mal de sorties le soir pour voir d’autres artistes sur scène.
En période d’écriture, j’écris le soir tard, la nuit.
Quand j’y arrive, je case un cours de gym une fois par semaine (j’ai bien dit « quand j’y arrive… »).
Les jours où on monte sur scène, c’est particulier, toute la journée est concentrée sur le concert du soir, donc c’est repos ! Je me prépare, je me concentre…je peux même faire du ménage pour me détendre !  😉

Quels sont tes projets d’avenir ? A court et moyen terme
Toujours jouer, le plus possible. A chaque date, j’introduis de nouveaux morceaux pour les tester sur scène. Et je prépare le deuxième album…

Justement, sur quels morceaux as-tu le plus de retour ?
Ce qui est amusant de remarquer, c’est que les hommes et les femmes n’ont pas les mêmes réponses à ce sujet. Les femmes citeront souvent « Mon chapeau rose » et les hommes «  l’île au trésor ». Les titres qui reviennent souvent également (du premier album) : « Les montagnes d’Afghanistan », « Comme si je m’en foutais ».

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As-tu vraiment un chapeau rose ?
Oui ! C’est presque la chanson la plus autobiographique.

Es-tu allée en Afghanistan ?
Non, là, c’est une histoire relatée…

Quelles sont tes prochaines dates de concert ? Où peut-on écouter ta musique ?
http://www.myspace.com/unefemmemariee

Bon, on est quand même sur un blog de mode alors parlons chiffons. Accordes-tu de l’importance à ta tenue de scène ? A celle de tes musiciens ? Te fais-tu conseiller ?
Non, je n’ai pas de conseillère-styliste. Mais c’est vrai que ce n’est pas évident de trouver son style scénique. J’en ai eu plein avant d’en trouver un, que j’affine encore aujourd’hui. Je pense que mon style se veut très féminin : je suis toujours en robe ou jupe avec des talons. J’ai aussi un béret de scène que je mets à chaque fois. J’aime ajouter une petite touche personnelle avec un bijou de peau (un nœud pailleté par exemple). Au niveau des couleurs, je reste plutôt dans les tons noirs mais souvent avec des chaussures de couleur vive. Pour les musiciens, j’apprécie qu’ils soient un peu sapés, classes. Avec les anglais, puisqu’à un moment j’en avais deux dans mon groupe, c’est assez facile ils s’habillent instinctivement en « Beatles » !!!

Comment définirais-tu ton style/look ? Sur scène ? Dans la vie de tous les jours ?
J’aime beaucoup le style vintage, ainsi que le style très féminin des années 50-60 (j’ai beaucoup de manteaux, chaussures chinés dans des boutiques vintage).
Dans la vie de tous les jours, je peux être jeans, pull noir bien coupé, boots, beau manteau. Ensuite, je joue beaucoup avec les accessoires (sacs, chaussures, bijoux).

Quelques bonnes adresses : Raya San’ system, 10 rue Edouard Locroy, 75011 (j’y vais pour trouver des tenues de scènes, pas mal de trucs viennent de Londres et ne sont pas très chers), Omaya Vintage, 29 rue Jean-Pierre Timbaud 75011 (manteaux en daim, ceintures à logos).
Les sacs Lily Cerise (http://www.lili-cerise.fr) dont je suis fan.

Ta routine beauté ? Plutôt maquillage des yeux ou des lèvres ?
Plutôt rouge à lèvres (que je pose au pinceau). Un beau rouge, ça fait tout de suite son petit effet. On peut se rater plus facilement sur les yeux, je trouve.
Sinon, pour la peau, je fais attention car elle est fragile. Je suis plutôt produits de pharmacie et/ou bio. Mon rituel beauté serait presque médical  Je fais toujours un démaquillage rigoureux, je prends soin de l’hydratation de ma peau. J’utilise de la crème teintée plutôt que du fond de teint (c’est plus léger). Pour tous les jours, ce serait donc mascara, et rouge à lèvres !

Mes produits du moment : crème teintée d’Avène, touche éclat YSL, tonique Uriage. En ce moment, j’use et abuse de la crème pour les mains (baume réparateur) de chez Moraz, très concentrée et à base de plantes.
En parfum, je suis fidèle à Hermès !

Lis-tu des blogs mode ?
J’aime bien et j’en lis effectivement, mais on peut y passer un temps fou ! Ce que j’apprécie, c’est qu’il s’agit souvent de filles passionnées, qui ont des combines, des idées. On peut y découvrir des marques, des  jeunes créateurs qui démarrent.

Pour finir, peux-tu partager avec nous :
Un bon plan resto ou de bonnes adresses sur Paris ?
Le Sawadé, un restaurant thaïlandais, 53 avenue Emile Zola, 75015 Paris

La musique que tu écoutes en ce moment ?
En ce moment, ma playlist :
•    Yas, duo composé de Yasmine, chanteuse libanaise, et Mirwais, ancien de Taxi girl qui a aussi produit un album de Madonna.
•    The Raveonettes, un groupe danois avec un son très sixties et un super travail sur les voix
•    Amy Winehouse
•    Clarika
•    Lily Wood & The Prick,
•    Miles Kanes (pop anglaise),
•    Brigitte
•    Imelda May (rockabilly)

Merci encore Constance et à très bientôt !

En conclusion de l’article, une séquence souvenirs avec des photos du premier concert où j’ai découvert « Une Femme Mariée »

Si vous avez craqué pour son univers, Constance a eu la gentillesse d’accepter d’organiser un concours avec moi pour faire gagner un album à une de mes lectrices. Pour participer au concours, il suffit de laisser un commentaire dans cet article avec la réponse à la question « quelle est la date de sortie du premier album d’Une Femme Mariée ?

Une chance supplémentaire si vous me suivez sur HC et une aussi si vous parlez du concours sur HC ou votre blog (mais rien d’obligatoire).

Tirage au sort dans 1 mois !!! Bonne chance !!!

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
~ Interview Clara Jasmine, créatrice de bijoux ~

~ Interview Clara Jasmine, créatrice de bijoux ~

Lors d’un salon de créateurs, découvert au hasard d’une balade rue Charlot, j’ai complètement craqué sur les créations de la talentueuse Clara Jasmine (cf. cet article).
Ayant gardé contact avec elle, j’ai eu la chance de la rencontrer à nouveau pour cette interview, d’abord autour d’un thé (et de délicieux cookies) chez Caramelle, puis dans son atelier… Résultat de cette jolie rencontre…

Bonjour Clara,

Merci beaucoup d’avoir accepté cette interview et également de nous ouvrir la porte de ton atelier.

Parle-nous un peu de ton parcours.
J’ai eu des expériences assez variées avant de me lancer dans ce métier. Grâce à un Fongecif, j’ai suivi une formation de styliste modéliste, ce qui était mon rêve depuis longtemps, à l’école Esmod. Suite à cette formation, j’ai fait plusieurs stages dont 3 mois aux Etats-Unis à San Francisco où j’ai travaillé avec un photographe. Je pense que cela m’a beaucoup appris et m’a ouvert l’esprit, une sorte de libération créatrice. J’ai fait d’autres stages plus axés sur le vêtement, la couture (ce qui m’a permis de débuter avec des créations de bijoux utilisant des chutes de foulards en soie anciens).

Parle-nous maintenant de tes créations et de ta marque « Clara Jasmine »
Depuis combien de temps crées-tu des bijoux ?
Au début, je faisais des bijoux pour moi ou pour des copines. J’étais déjà attirée par la dentelle qui restera par la suite un des produits phares à la base de ma collection actuelle.
Je cherchais à l’époque comment faire fusionner le métal et la dentelle et j’ai suivi des cours de gravure dans ce sens. Cela  m’a permis de développer un savoir faire et d’affiner mon travail autour de la dentelle. Cela fait maintenant un an que Clara Jasmine existe. Quant à ma marque, il s’agit tout simplement de mon nom.

Qu’est-ce qui t’a poussée à te lancer ?
La première chose, c’est de savoir ce qu’on veut. Personnellement, je ne me sens vivre que quand je crée. Ainsi, me lancer était finalement devenu une évidence.
Suite à mes différents stages, j’ai décidé de ne pas démarrer dans le vêtement pour commencer, il s’agit d’un domaine plus contraignant que le bijou car la mise en place est plus lourde et complexe. Je pense néanmoins que je reviendrai au vêtement plus tard, plutôt sur des basiques qui s’accorderaient à mes bijoux. Aujourd’hui, je continue de créer mes propres vêtements pour moi ou pour certaines occasions.

Par rapport au fait de se lancer en tant que créatrice indépendante, le principal avantage est qu’on peut être soi-même, sans patron, libre de créer. De plus, en avançant dans le métier, je trouve que j’ai toujours rencontré une bonne ambiance générale que ce soit avec mes fournisseurs, les organisateurs de salons, etc. J’apprends sur le tas, il est important de savoir s’entourer. Ainsi, je fais partie d’une pépinière d’entreprise qui m’aide sur les aspects création d’entreprise, me fournit des comptables, un N° Siret pour facturer, etc. En revanche, sur l’aspect commercial, je gère tout moi-même et songe à embaucher une stagiaire pour développer ces aspects.

Quelles matières, quelles couleurs privilégies-tu ?
Comme je le disais, la dentelle est un élément central dans mes créations actuelles. Je suis constamment à la recherche de dentelles anciennes faites à la main que je chine par ci par là. C’est également un clin d’œil à la lingerie qui donne une image de la femme subtile et sensuelle.

Pour la gravure, j’utilise du cuivre que je retravaille et fait plaquer en 4 couleurs: argent, argent vieilli, vieux cuivre, et noir mat.

Enfin, pour les touches de couleurs, j’utilise des plumes  également chinées, naturelles (de faisan doré par exemple) ou peintes.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?
Mon travail est inspiré de l’ouvrage des anciennes dentellières auquel j’apporte ma touche personnel par le mélange des matériaux. C’est la fusion du métal et de la dentelle qui donne au bijou son côté à la fois solide et délicat, brut et raffiné, ancien et moderne.

J’ajouterais cependant que c’est aussi en faisant que les idées viennent. Je crée à l’instinct. Sinon, j’ai toujours sur moi un carnet et un crayon car l’inspiration peut surgir à n’importe quel moment de la journée, par des petites choses de la vie quotidienne parfois. Après, il faut laisser le temps de mûrir…

A qui s’adressent tes créations ?
Je souhaite que chaque femme puisse se trouver dans un de mes bijoux. Tous n’ont pas vocation à plaire à tout le monde. Mais je souhaite avoir un éventail de choix qui permet à chacun(e) de trouver ce qui va lui correspondre, qui va en fin de compte révéler son identité. Mes créations ne sont pas liées à une mode, une saison particulière. Je souhaite qu’elles soient intemporelles.
Mais c’est aussi ma vision de la féminité que je donne à travers mes collections pour une femme tour à tour raffinée, glamour, audacieuse, rock, ou bohème.

Quels sont tes projets d’avenir ?
Toujours avancer, pas à pas, chaque chose en son temps…

A plus court terme, je tiendrai plusieurs salons en février alors n’hésitez pas à passer m’y retrouver :
–    « Take me out », Espace des Blancs Manteaux, 48 rue Vieille du Temple 75004 du 10 au 12 février
–    « Boutique éphémère », Viaduc des Arts, 57 avenue Daumesnil du 7 au 12 février

As-tu des points de vente ? Où peut-on acheter tes créations ?
J’ai plusieurs points de vente pour le moment à Paris et Tokyo et bientôt Rome, une acheteuse m’ayant fait une première commande pour sa boutique Materie :
–    Simonne et Lisa B, 19 rue de Poitou, 75003 Paris http://www.simonneetlisab.com/
–    Camille et Margot, 49 rue Rochechouart, 75009 Paris
–    Leah K, Tokyo
–    Styliste At Work, 2 rue de l’arbalète, 75005 Paris
–    My Philosophy, 55 rue d’Orsel, 75018 Paris

Sinon, je fais également des salons de créateurs ou des ventes privées.
Mon site Internet est en refonte et je songe à ouvrir un e-shop.

Pour finir, peux-tu partager avec nous :
Un bon plan resto ou de bonnes adresses sur Paris ?
–    « Krung Thep », un restaurant thaïlandais, 93 Rue Julien Lacroix, 75020 Paris ‎
–    Le salon de thé « Caramelle », 6 rue de l’arbalète 75005 Paris

Un groupe que tu écoutes en ce moment ?
J’ai des goûts très éclectiques alors c’est difficile de ne citer que quelques noms.
J’aime beaucoup Tiken Jah fakoly, Buena Vista, Grandmaster Flash, NTM, The Doors , Kery James, Ray Charles, Gainsbourg, Pixies, Lenny Kravitz, Nas, Django Reinhardt, Oumou Sangaré, Oxmo Puccino, Blood Orange, Radiohead…

Pour conclure cet article, voici quelques photos de son atelier. Je souhaitais initialement poser des questions plus précises à Clara sur son processus et ses techniques de travail (qui je dois avouer m’intriguaient profondément) mais finalement, je me suis ravisée. Il est plus intéressant de laisse planer un certain mystère autour de ses créations et de se laisser porter par le rêve…

Jetons juste un œil sur sa table de travail et repartons en silence sur la pointe des pieds pour ne pas la déranger…

Merci encore Clara et à très bientôt !

Rendez-vous sur Hellocoton !
~ Interview de Marion, créatrice des bijoux « Sage et Sauvage » ~

~ Interview de Marion, créatrice des bijoux « Sage et Sauvage » ~

Lors du salon des créateurs Pop Up à Paris la semaine dernière, j’ai eu la chance de découvrir de nombreux talents. J’ai voulu discuter plus longuement avec Marion, la créatrice des bijoux « Sage & Sauvage » et nous nous sommes revues autour d’un verre pour discuter de son travail.

C’était vraiment une belle rencontre et j’ai été charmée par son enthousiasme et le professionnalisme de son approche ! Cet échange fût passionnant !

Bonjour Marion,
Tout d’abord, merci beaucoup d’avoir accepté cette interview. Parle-nous un peu de ton parcours. Comment en es-tu arrivée à la création de bijoux ?

J’ai à la base une formation de stylisme à l’école Duperré de Paris.
Suite à plusieurs stages ou jobs, j’ai eu l’occasion de travailler dans les accessoires (sacs, maroquinerie, etc). Cette expérience m’a énormément plu et c’est ce qui m’a menée aux bijoux que je considère comme des accessoires à part entière.
De plus, quand on débute, l’avantage du bijou par rapport au vêtement est que le chemin est plus court : On est plus indépendant vis-à-vis de la chaîne de production, on peut s’exprimer plus rapidement, c’est moins technique. Je peux ainsi tout faire de A à Z.

Qu’est-ce qui t’a poussée à créer ta propre marque ?
A la sortie de l’école et suite à mes différents jobs, je me suis prise une grande claque. En effet, il ne faut pas croire qu’on est attendu, le monde de la mode est très compétitif, marqué par la crise. Le côté créatif est finalement moins présent qu’on ne pense. C’est une industrie avant tout. D’où une certaine frustration.

Comment t’es-tu décidée à te lancer ?
L’idée ayant fait son chemin dans ma tête, la décision a finalement été prise en février-mars dernier (2011). J’ai ainsi entamé toutes les réflexions sur l’univers, la marque, la première collection mais aussi (moins fun) les aspects administratifs et organisationnels pour se lancer dans l’activité…
Cette première collection a été conçue et produite pour un lancement en septembre où j’ai commencé à démarcher et fait mes premières ventes privées et salons.

Ta marque est donc toute récente, as-tu des histoires à nous raconter sur le démarrage, les obstacles ou au contraire les bonnes surprises rencontrés ?
Les obstacles ou la frustration proviennent essentiellement du manque de temps pour faire tout ce que j’aimerais faire. C’est très long et bien sûr pas rentable immédiatement mais on apprend la patience et la réalité des choses !

Dans les bonnes surprises, je dirais, sans hésiter, les rencontres depuis le commencement de cette aventure ainsi que la réaction très positive des gens. Quand on a de bons retours, ça encourage énormément à continuer et on sort de la période créative où on est avec soi-même, dans un cocon… Cette période est d’ailleurs également très agréable et positive !

Parle-nous maintenant de tes créations.
D’où vient le nom de ta marque « Sage & Sauvage » ?
Le nom a été finalement trouvé et choisi assez tard dans le processus. En effet, tout était prêt : l’univers, le message à faire passer, les bijoux… mais voilà blocage sur le nom et le logo de la marque. C’était tellement important que je bloquais. Je ne voulais pas non plus comme cela se fait beaucoup utiliser simplement mon nom.

Malgré tout, il fallait que j’avance. Le déblocage a finalement eu lieu alors que je préparais le shooting du lookbook avec une amie mannequin. Ainsi, je lui expliquais l’histoire de la collection, l’ambiance, l’univers et en racontant, je lui disais « il faut un truc sage et sauvage ». Et voilà, c’était ça l’état d’esprit de la marque. Ça correspondait à ce que je voulais. Cette expression est restée. De plus, ça se retient et ça ne sonne pas trop mal. Le logo a suivi, toujours dans cet état d’esprit.

Quelles sont tes sources d’inspiration, les caractéristiques de cette première collection ?
Je dirais le mélange de matières et toujours le rapport à l’accessoire dont je parlais tout à l’heure.
Le cuir par exemple est très agréable à travailler et offre plein de possibilités. Il se retrouve donc naturellement tout au long de la collection.

Es-tu influencée par la mode ?
Effectivement, même si je crée essentiellement ce que j’aime et me correspond, j’apprécie aussi d’inscrire mes créations dans leur temps et je fais une analyse des tendances du moment (par exemple les colliers cols). Ainsi, je crois pouvoir dire qu’il s’agit d’un mélange de ma personnalité et de ce que les filles aiment porter en ce moment. Je souhaite vraiment ne pas être en décalage, dans ma tour d’ivoire.

C’est l’approche de Noël, comment te prépares-tu ? As-tu des marchés, des ventes prévues ?
Noël est, c’est vrai, une période charnière, il y a plus de ventes privées, c’est l’occasion de faire marcher le bouche à oreilles. C’est important de bien communiquer pour espérer passer à un autre niveau, plus professionnel.

Pour finir, peux-tu partager avec nous :
– Un bon plan resto ? (NB : Ca, c’est parce que je suis gourmande, je ne peux pas m’empêcher de poser cette question à tout le monde !!!)
Le Fashion Brunch a la Rotonde, Place de la bataille de Stalingrad dans le 19ème. Un délicieux buffet, un lieux branché mais convivial. Et en plus l’accès aux étage où on trouve plein de petits créateurs et friperies qui exposent. C’est tous les 1er dimanche du mois.

JanTchi, restaurant coréen traditionnel excellent, 6 rue Thérèse, 75001 Paris

– Un groupe de musique que tu écoutes en ce moment ?
Selah sue (jazz)
Uffie (électro)

J’écoute beaucoup de musique en travaillant, je cherche une piste musicale qui correspond à l’univers que je suis en train de créer. Pour cette collection, par exemple, j’écoutais beaucoup Feist.

Merci encore et très bonne continuation !

Son site pour admirer l’ensemble de la collection
http://www.sage-et-sauvage.fr
(Perso, j’ai craqué sur le petit bracelet appareil photo)

Marion sera présente au POP UP store Oberkampf 113 rue St Maur 75011 Paris
Vendredi 9 décembre 16h-21h, Samedi 10 14h-21h, Dimanche 11 14h-21h

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